[ L U N D I 14 S E P T E M B R E 2009 ]
Neurones en miettes.
18 : 44.
___Avoir l'air. Toujours. Qu'importe ce que tu es. Qu'importe ce que tu fais.
___Avoir l'air bien. Avoir l'air satisfait. Avoir l'air heureux. Tellement simple.
___Je suis fatiguée. Et ça ne semble pas s'améliorer. (Aha !)
Bonne journée, me semble-t-il malgré tout. Il faisait beau, il y avait du vent et j'ai mangé chinois. (Très important.) Cependant la philo' me laisse de plus en plus perplexe. Pour mes pauvres et chères oreilles, tout cela ne ressemble qu'à une notion simple et en soit terriblement dénuée de sens dénaturée au possible par tout un cortège de mots compliqués. Mais bon.
« Londres, vendredi après-midi.
Reviens, reviens. »
« Ne plus jamais y penser. Et que tout s'envole ! Tout ! Tout ! Tout ! Et au beau milieu de ses suppliques susurrées, Jude semblait plus vivant que jamais, bateau en perdition. Épave à la dérive. Il se laissa tomber en arrière. Paroles d'amour. Mots qu'on ne dira jamais. Et Je t'aime, je t'aime, tu sais ? Il frissonna. Ses yeux se fermèrent d'eux même. Pour contenir. Tout garder à l'intérieur. Les larmes, les souvenirs. Il passa une main le long de son visage, se recomposant un masque serein. Son air de séducteur, sa moue boudeuse. Au fond, tout était factice. Tout. Sa vie actuelle, ses envies, ses besoins, ses passions. Tout était faussé. Les dés étaient pipés. Et il n'y pouvait rien. Alors il tournait, tournait, tournait. En rond. Sans jamais s'arrêter. Parce que tout était vain et que lui-même l'était. Et il murmurait. Sans s'arrêter. Il se vidait de mots à défaut de pouvoir se débarrasser de tous ces sentiments. »
___Judicaël Bates.© S.